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Un peu d'histoire

Un ancien évoque l'association sportive "Les Résédas"

Par admin marechal-lannes, publié le jeudi 13 décembre 2012 12:25 - Mis à jour le lundi 11 juillet 2016 17:18

L'association des anciens nous a communiqué ce courrier de monsieur Henri PATAILLE évoquant l'association sportive "Les Résédas" et le rugby, ainsi que la photo.

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J'ai bien apprécié la production de Mary sur le sport à Lectoure dans les années 50 (bulletin des anciens n°30 de novembre 2012) d'autant plus que j'ai connu et côtoyé les excellents joueurs qu'il cite dans son exposé sur le football. On pourrait ajouter les noms de certains authentiques Lectourois : les Glane, Debrieu ou Saint Jean qui firent les beaux jours de l'A.S.F ou de clubs réputés de l'Astarac.

En ce qui concerne le rugby, vice-roi du sport d'équipe dans notre sud-ouest, je me permets d'apporter quelques détails relatifs aux années 44-45, sombre époque si lointaine aujourd'hui mais toujours présente dans nos souvenirs de vieux seniors. A la Croix-Rouge, on taquinait un peu le ballon rond soit au pied, soit à la main sur le terrain de basket très rudimentaire. Mais constituer un quinze de rugby dans le petit collège Maréchal Lannes à effectif si réduit relevait de l'exploit.

Pourtant Maurice Mésségué y parvint, non sans mal, encouragé par le principal Monsieur Batelle, ancien joueur de foot de St Omer !! et bien sûr par le prof de gym sympa Monsieur Baquié. Nous étions les Résédas (photo ci-jointe) et portions des maillots noirs à parements jaunes sportivement prêtés par l'U.S.L. On avait rencontré avec succès les "Coquelicots" de Condom ou les "Pompons Rouges" auscitains mais il nous avait fallu s'incliner sous une pluie battante à Mathalin devant "la Violette" du lycée de Toulouse sur un score très honorable avec le bonus défensif dirait-on aujourd'hui.

Fier de jouer avec les Résédas, j'étais content aussi lorsque Camareyt, armurier de son état, venait me chercher le dimanche pour jouer avec l'U.S.L. Dans le collège étrangement vide et silencieux, ne restaient que Mauron, le "parigot" et "Patou" le narbonnais. Et la Vielle côte, St Gény, le retour par la nationale on connaissait bien ! A la Boëre, sur la route de Tané, je découvris le terrain de rugby dont parle Mary : une prairie légèrement pentue, sans abri quelconque, sans main courante ni évidemment sans vestiaires ni douches. Tout juste les perches réglementaires mais non matelassées à la base. Rien à voir avec les stades Vila à Lectoure ou Marius Lacoste à Fleurance ! Dans ce décor champêtre j'eus l'occasion de rencontrer des partenaires bien plus costauds que moi mais sympas et protecteurs : Canélas, Faget, Palazo, Midulini, Graton, Ortet... Je me souviens que les entrées en mêlées dites en "bélier", alors autorisées, étaient féroces. Au sortir de l'une d'elle je réussis à m'échapper et je filai le long de la touche vers la terre promise, l'ovale sous le bras lorsque je fus projeté dans une haie épineuse qui clôturait le terrain. Plaqueur et plaqué nous y entrâmes la tête la première et en ressortîmes sains mais pas tout à fait saufs, couverts d'éraflures et de piqures de part en part.

Il fallait vraiment aimer le rugby pour jouer à la Boëre en ce temps là !!

Henri PATAILLE.

Debout de gauche à droite : Daguzan, Assié, Pataille Bessaguet, Pélissier, Congues, Dutaut, Laboubée, St Jean
Accroupis : Morand, Dossat, Gey, Garipuy, Mésségué, Tourrisseau, Verdun